10.06.2006

Comme quoi, tout peut arriver...

Parisienne, enseignante, pas encore 30 ans… Rien ne me prédisposait à entendre autre chose qu’un discours de gauche.

Cette parole de gauche, je l’ai défendue avec enthousiasme depuis 2002. Comme beaucoup, j’ai vécu le 21 avril comme un terrible choc. Je suis vite allée toquer à la porte du PS, pleine d'espoir quand à la reconstruction du parti. Dès lors mes convictions semblaient inébranlables, bien qu'assez floues (une certaine conception du rôle de l’Etat dirons-nous, et ce qui va avec comme la défense des acquis sociaux, la nécessité de pallier aux insuffisances du marché…). J’ai fait la sourde oreille face à ceux qui prétendent que la politique est une affaire de personnalités (et donc de pouvoir, et donc de politique politicienne…). Je restais désespérée face à ceux qui lâchent « gauche ou droite, de toute façon…».

Je ne suis pas bien douée en histoire, mais quand même, j’ai retenu les maladresses et les erreurs du PS aux commandes de l’Etat. Il est vrai que chez moi, on n’adorait pas F. Mitterrand (loin de là). Après les dernières présidentielles, calamiteuses, il était possible de croire au renouveau socialiste. C’était l’heure du bilan, les traditionnels courants internes se redessinaient (NPS, Nouveau Monde, Utopia…) Comme je suis naïve j’ai cru qu’un courant interne était une sorte d’alternative à la pensée majoritaire. C’en est une certes, mais cela ne dépasse pas le congrès qui suit. Après, m’a-t’on dit, « c’est la synthèse ». « Ah ! Et la synthèse ?». Sur le fond, c’est une sorte de copier-coller des opus précédents, un soin particulier est apporté à la forme par contre. En fait, la synthèse s’apparente à une forme de rouleau compresseur (pourquoi je pense à Ségolène tout-à-coup?) qui écrase les meilleures et les pires idées, pour en faire une pâte bien lisse, malléable à souhait.

Vous n’avez rien compris à ma description très personnelle du fonctionnement d’un parti politique. C’est normal ! Pour moi aussi, cela reste assez vague. De toute façon, j’ai retenu la leçon à présent, toutes ces agitations, tout ce pseudo échange d’idées ne sert à rien, si ce n’est à donner le change.

19:45 Publié dans Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note